23/02/2011

Ca devrait être interdit par les lois de Dame Nature


Morphée vous regarde dormir paisiblement. Il a cette impression, qu’encore une fois, il a réussi le pari difficile de vous plonger dans un vrai sommeil réparateur. Vous rêvez de votre amoureux qui vient de partir au travail ; c’est encore tout doux et délicieusement apaisant.
Quand soudain tout se met à trembler autour de vous ; le lit imprime un mouvement qui vous donne envie d’éjecter le repas de la veille. Les murs s’agitent sous l’effet d’une dangereuse secousse. Est-ce que vous êtes en train de commencer un énième cauchemar apocalyptique ? Non il semble que ce soit la réalité.
En ouvrant vos yeux, vous ouvrez aussi vos écoutilles et là vos mains se portent directement sur vos tempes et vos oreilles. Le bruit est atroce. Vos tympans souffrent le martyre sous l’influence de cette bourrasque destructrice. Votre première réaction est de vous cacher sous vos draps. Inefficace. De vous mettre sous l’encadrement de votre porte d’entrée. Erreur fatale, le séisme s’amplifie. On approche d’une magnitude qui n’existe pas sur l’échelle de Richter. Et pourtant tout reste en place, encore, même si, sur quelques zones de vos murs, vous voyez le plâtre s’effriter et menacer de faire apparaître l’appartement d’à côté.
Vous recherchez des boules Quies-qui-dit ? Mais rien n’y fait. Le tremblement que vous subissez s’associe à un son qui vous rend dingue. Votre équilibre mental se rapproche petit à petit de celui d’Hannibal Lecter. Pitiééééé, la souffrance est trop insupportable. Il vous faut trouver la cause de cette torture infernale et y mettre un terme. Vous faites appel à toutes les forces de la nature pour vous concentrer et vous calmer. Faire le vide autour de vous afin d’identifier la source… Il semblerait que cela vienne de l’appartement d’à côté. Avec un effort surhumain et en maîtrisant votre équilibre fragile, vous comprenez enfin pourquoi vous subissez les effets de cette arme de destruction massive.
Non, vous n’êtes pas à Christchurch en Nouvelle-Zélande, c’est simplement votre voisine qui écoute… Lara Fabian.

17/02/2011

Concours Cosmopolitan.fr

Salut à tous,
votre écriveuse participe au concours de blogueuses sur Cosmo... Une première tentative pour me faire mieux connaitre. Merci de voter si vous appréciez le blog : Chroniques d'une Titane en filigrane !
Cliquez sur le lien. Merci !!!
http://www.cosmopolitan.fr/sap/blog-2011/entrants

16/02/2011

Dégage Valentin, je ne fais pas l’aumône aux désespérés…


Vous vous réveillez en sueur. Un truc cloche ce matin au réveil… Non pour une fois Frigo ne se lamente pas désespérément. D’ailleurs il progresse dans sa thérapie. Non quelque chose vous fait froid dans le dos. Après une bonne douche, vous enfilez vos fringues. Tiens vous rejetez franchement tout ce qui contient du rouge ou du rose. Cette couleur vous donne même envie de vomir. Dommage votre canapé arbore une sanguinolente teinte. Beurk, vite, quitter les lieux avant qu’il ne soit trop tard et que votre cœur déborde de votre gorge. Mais mince que se passe-t-il ? Vous n’êtes pas enceinte, vous n’avez pas mangé de homard (ben oui désolée, on peut être allergique à ce met de choix), vous n’avez pas picolé la veille (euh … non … vous n’avez pas picolé la veille… non c’est sûr, non …). Bref, sortir, vite, prendre l’air. Un petit tour en ville pour se changer les idées. Arrivée dans la rue principale, oh mon dieu, le cauchemar reprend. Les nausées se font plus sérieuses. Du rouge, il y a du rouge partout, dans les vitrines. Et des fleurs à chaque coin de rue, rouges ou roses. Pourtant vous l’aimez cette couleur d’habitude. Ha fichtre oui !! Ça y est vous y êtes ! La Saint-Valentin ! Votre sang ne fait qu’un tour. Où est-ce qu’il se cache ce pourri ? Profiter de la détresse des gens c’est dégueulasse. Il risque d’y avoir un combat digne des champions de Free Fight. Hormis mordre et les testicules, tout est permis.
Vous devenez pire qu’une panthère noire ayant repéré sa proie. C’est Belzébuth en personne qui s’exprime à travers votre fureur. Et bien non, vous n’aimez pas cette fête. Au détour d’une ruelle, vous tombez sur le sale personnage en train de susurrer une incantation aux oreilles d’un homme devant la vitrine d’une boutique de lingerie. Et ben oui, comme ça cette pauvre âme va encore faire un cadeau original… Et en observant bien les magasins vous vous apercevez qu’il a embauché du monde ce morveux. D’autres saints qui sont depuis longtemps oubliés et se sentent particulièrement inutiles. Quel salopard, il utilise même la solitude de ses congénères. Mais il n’a aucune déontologie.
Vous prenez le temps d’évaluer les dégâts qu’il va encore faire cette année avant de passer à l’action : des millions de bouquets de fleurs (transportées par camions entiers, et qui vont gentiment pourrir dans un foutu vase), des parfums bourrés de produits chimiques, des sous-vêtements de poufs ou de poupée Barbie sado-maso et pourquoi pas un gros bijou bien clinquant, grrr un truc qui brille (à la place tu aurais pu remplir ta bibliothèque d’un tas de romans passionnants). Sans parler de la nouvelle vague des sex-toys spéciale Saint-Valentin. On ne met pas de côtés les trucs absolument immondes tels que coussins en velours avec un Big Love ou gadgets à deux balles qui ne serviront qu’à donner bonne conscience aux amoureux en mal d’imagination. Et NON, c’est pas vrai ! Un tirage du Loto pour cette fête à deux copeks… Mais jusqu’où ira-t-il pour s’en foutre plein les fouilles ?
Il est temps d’agir. Vous avez tout bien appris à force de regarder Dexter en streaming à raison de 72 minutes de série/30 minutes d’activité/72 minutes de série/ … Vous attrapez donc la seringue cachée dans votre sac, vous vous approchez de votre sanctifiée victime, en dégageant des vapeurs de charme absolu, et là ! Pique, dodo Valentin… Bon après lui avoir fait subir la torture façon Orange mécanique, yeux fixés sur un écran, faisant défiler des siècles de victimes, nous passerons sous silence la séance de découpage à la hache et à la tronçonneuse. Gniarc.
Et là le monde soudainement s’emplit d’un amour véritable. Les gens ouvrent les yeux enfin sur la réalité et sur le sortilège qui les tenait enchainés depuis des lustres. Ils s’acharnent sur les vitrines des magasins, piétinent les fleurs coupées et se mettent à inventer de nouveaux cadeaux, une nouvelle façon de dire je t’aime.  Les restes de Valentin sont jetés dans un grand feu de joie ; les amoureux entrent en transe ; une danse de sabbat s’improvise. La luxure règne comme aux premiers jours du monde (oui parce que je suis sûre qu’en fait on vient d’une immense partouze qui a engendré des tas de petits êtres humains obsédés sexuels mais brimés par leur culture religieuse !!! Oups on s’égare) Et vous savourez paisiblement votre victoire…
Jusqu’à ce que vous vous réveillez, que vous regardiez votre calendrier et que vous réalisiez que le jour qui s’affiche est définitivement … le 14 février… Et MERDE !

15/01/2011

Le choc des mots... le poids du frigo ou Petit dialogue philosophique avec mon frigo

Vous est-il déjà arrivé d’avoir la très nette impression que vos appareils électroménager font plus que fournir une satisfaction à votre consommation effrénée ? Depuis quelque temps, le frigo de votre « écriveuse » s’est mis en tête de lui parler.
Vous êtes sagement assise dans votre canapé en train de lire un bon bouquin quand soudain… : «  Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz ». Le sanglot semble long et plein de reproches. Ayant éliminé la télévision ; la chaîne hi-fi s’étant fait la malle dans les tréfonds du SAV d’un grand magasin, il ne vous reste finalement que votre réfrigérateur pour émettre cette plainte déchirante. Vous vous approchez de lui, écoutez « bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz ». Vous ouvrez sa porte doucement. Rien. Hormis que pour la troisième fois depuis que vous l’avez en votre possession, il a décidé de vivre dans le noir. Serait-ce un signe de dépression ? Vous refermez la porte et retournez à votre livre. « Bzzzzzzzzzzzzzzzzz ». Le ton semble cette fois plus virulent. Retour auprès de l’engin souffrant. « Bzzz bzzzzz ». Vous engagez le dialogue :
-          Bon que se passe-t-il ? Que me veux-tu, petit frigo ? Je sais bien que tu es tout vide. Est-ce là qu’est le problème ? Tu aimerais regorger d’une multitude de nourritures terrestres ? Pour qui ? Pour quoi ?
-          Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzz
-          Non désolée, je ne cèderai pas. Tu devras faire avec. Mais dis-toi que tu m’es tout de même bien utile. Cela devrait te suffire.
Fin du premier dialogue.
Vous êtes loin d’imaginer à quel point sa persévérance à communiquer n’a d’égal que sa capacité à congeler vos aliments. La première semaine, vous répondez à ces souffrances en pressant délicatement sa porte, comme on presserait la main d’un ami désespéré. Cela le soulage mais temporairement. Puis sa mélancolie, sa sensation de vide sidéral s’accentue. « Bzzzzzzzzz », le jour et « Bzzzzzzzzzz » la nuit !
Non là maintenant il va trop loin. Le combat s’engage. Ce ne sont plus des caresses, mais des petits coups que vous lui donnez. La solution de la violence porte-t-elle ses fruits ? Non. Oui bon ben on sait déjà depuis longtemps que plus on agit avec violence plus on nous répond par la violence. Et cet appareil n’a peur de rien. C’est un bloc monolithique blanc qui a quelque chose à exprimer. Vous avez comme l’impression de devenir un des singes de 2001 Odyssée de l’espace. Il vous faut communiquer autrement. Alors vous décidez de lui écrire une lettre. La voici :

Cher Réfrigérateur,
Tu accompagnes mes jours depuis déjà 6 ans. Tu as eu quelques sautes d’humeur mais nous avons su prendre soin de toi lorsque le risque de te perdre devenait trop grand. Tu as connu de grands moments de joie, toujours empli de délicieuses viandes et de légumes bio, de divers desserts gourmands et de bouteilles réjouissantes.
Tu as su t’adapter aux changements de maisons, certes nombreux. Parfois un peu plus vide, tu as supporté cette solitude sans mot dire. Je te félicite pour ça.
Le dernier changement d’appartement a été une déchirure pour toi. Tu as perdu Lave-vaisselle avec qui tu adorais philosopher. Tu as commencé par exiger de vivre dans le noir. Chaque ampoule grillée a été changée, mais aujourd’hui rien n’y fait. Soit. Je comprends et accepte. Mais cette plainte, est-elle l’expression d’un manque de communication entre nous? Je sais que tu aimerais à nouveau être choyé et dorloté. Mais peux-tu comprendre qu’il n’en va pas ainsi de la vie, pas toujours ?
Je te promets, en revanche, que si ta propriétaire déménage prochainement, tu te rempliras très vite. Tu pourras de nouveau entendre les conversations et les disputes entre la porte et les étagères pleines. Bientôt, ta propriétaire aura enfin la possibilité d’inviter du monde. Et même, tu rencontreras Lave-vaisselle 2. Je suis sûre que tu t’entendras très bien avec lui. Il te faut patienter un tout petit peu. T’en sens-tu capable ?
Alors si tu es prêt à tenter de nouveau l’aventure avec moi, je te serais gré de cesser ta plainte qui me déchire le cœur (et les oreilles).
Bien à toi.
Ta propriétaire

Voilà, votre  « écriveuse » vous tiendra évidemment au courant des avancées de cette thérapie par la parole. Pour le moment elle semble miraculeusement porter un peu ses fruits. Mais nous attendons toujours une jolie lettre du réfrigérateur dépressif…

07/01/2011

Résiste, prouve que tu ... ou petit précis pratique de résistance à la tentation de craquer …


Petite voix diabolique, fourbe et perfide : « Qu’est-ce qu’il fait ? Avec qui est-il ? Si ça se trouve avec une fille ? Est-ce qu’il va bien ? Pourquoi n’appelle-t-il pas ? Pourquoi n’écrit-il pas ? Il s’en fout de moi, en fait, c’est ça… il s’en fout ? Je vais lui écrire, non, en fait, non, mais en même temps… Je veux savoir ! Je VEUX savoir ! JE VEUX SAVOIR » Petite voix d’ange, calme, sereine, désespérément posée : « Ca va te servir à quoi ? Tu connais l’adage. Fuis-le, il va revenir… ou pas d’ailleurs. C’est peut-être aussi un nouveau départ pour toi. Tu crois vraiment que ça te fera du bien de replonger ? PENSE A TOI. Occupe-toi l’esprit, occupe tes mains. Mais cesse d’attendre. »
Voilà à peu de choses près le dilemme qui hante les cerveaux des femmes qui viennent de se faire plaquer (et parfois des hommes, si si, tttt, on arrête de faire le fanfaron et on étale tout sur la table…).
C’est pourquoi il semble nécessaire à votre écriveuse de vous donner quelques clefs, qu’elle ne suit évidemment pas tout le temps, pour vous en sortir.
Entrons donc dans le Petit précis pratique des techniques pour résister à la tentation d’envoyer un SMS à son ex de fraîche date…

Idée n°1 : ne pas résister à la tentation et écrire, TOUT, vider son sac… HAAAAA que ça fait du bien ! Vous êtes pire que l’équipe des All-black face à Chabal, ou pire que l’équipe de France de footieuboll (eux n’ont pas réussi ! Niarc). Vous devez tout donner. Aucune pitié pour l’adversaire, vous lâchez tout. C’est  la bombe H, le déluge. Vous écrasez les touches de votre téléphone, prise dans un maelström implacable. Vous dites votre peine, votre déception, vos envies. Même si vous passez pour une folle furieuse, c’est pas GRAVE. La catharsis est en route. Les conséquences, on s’en fout. L’important c’est de se sentir vidée.

Idée n°2 : vous surfez sur le net pour occuper le temps. Vous écrémez tout Youtube, tout Face de Bouc, jusqu’à ne plus avoir d’idées. Puis vous allez vous coucher. Boarf.

Idée n°3 : vous prenez un bon bouquin, facile à lire, avec du suspens, de l’action, pas trop de sentiments. Et vous enchainez ce type de lectures. Ou alors vous lisez le bouquin qui peut révolutionner votre vie. Votre écriveuse vous fera un jour une liste détaillée de ces médoc qui soignent l’âme de façon naturelle.

Idée n°4 : investissez dans toutes les trilogies, quadrilogies, séries interminables. Il faut surtout qu’elles ne vous rappellent pas votre situation, alors on évite les trucs du genre L’amour en héritage

Idée n°5 : la musique à fond (en évitant les Nick Cave ou autre musique à dépression, même si vous les adorez), en tenue confortable, vous dansez dans votre appart jusqu’à épuisement, quitte à hurler et à réveiller les voisins. Qu’ils viennent se plaindre et vous leur enverrez un sourire apaisé à la face qui les déstabilisera fissa.

Idée n°6 : si par cas vous êtes douée de vos dix doigts, créez. La création libèrera votre cerveau et votre concentration se verra décuplée pour une tâche tout à fait noble et la satisfaction d’un travail accompli. Bon votre poterie ne ressemble à rien. Ben vous ferez mieux la prochaine fois.

Idée n°7 : Vous appelez vos copains ou vos copines. Certes cette solution de thérapie par la parole a du bon. Mais ayez une pensée charitable pour vos interlocuteurs qui subissent globalement la même rengaine depuis une semaine. Alors envisagez de faire un planning en prévoyant de répartir les plaintes entre les diverses oreilles prêtes à subir votre blah blah. Malheureusement pour vos potes, votre psy n’est pas disponible à 10h du soir… Franchement, c’est pas malheureux tout ça !

Idée n°8 : un jogging, des tennis, et hop hop hop, au trop, au galop même s’il le faut. Défoulez-vous… Un coussin peut aussi bien faire office de punching-ball. Pourquoi ne pas y accrocher le portrait de votre ex ? C’est une idée à développer. Vous pouvez moduler en plusieurs versions : cible pour fléchettes, pour tir au fusil, ou pour poupée vaudou.

Idée n°9 : écrire. La tenue d’un journal intime est une source d’évasion sans commune mesure. On commence façon Bridget Jones : Jour 1 : clopes, trop – kilos, moins deux - paquets de mouchoirs, faut aller en racheter, etc. Mais petit à petit, ce petit carnet, que vous aurez choisi tout beau et tout attractif avec un joli stylo, deviendra votre bouée de secours et une aide précieuse à votre introspection. Et ben oui, désolée, mais il est bon d’accepter de se pencher sur soi et de découvrir le pourquoi du comment.

Idée n° 10 : sortez, allez prendre l’air, visitez un monument, allez voir une expo. On peut faire ces activités seule. Qui sait, vous croiserez peut-être une belle âme ? Dans tous les cas, cela vous changera les idées.

Idée n°11 : soyez confiante. La vie ne vous veut pas de mal. Vous n’êtes pas frappée par une malédiction. Prenez le temps de vous faire du bien et d’aller vers les autres. Et vos idées fixes s’envoleront comme elles sont apparues. Dans un bruissement d’ailes.

01/01/2011

Happy new year !

Bonne année 2011 !
Que cette année 2011  vous apporte la force d'aimer les choix que vous ferez, de suivre votre instinct, d'aimer la vie dans ce qu'elle a de beau et de difficile, de surfer sur cette vague, en acceptant de descendre dans les remous et en ayant la force de lui faire des contrepieds.
Bien à vous.
Une Titane en filigrane